La Pornichet Select à mi-parcours

Posted by on avr 21, 2013 in Uncategorized | No Comments

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« Pas de futur sans numérique » en tête
Au départ

Ian a bien démarré sa saison 2013, objectif MiniTransat à l’automne. Après un chantier d’hiver approfondi, et avec une nouvelle grand voile pour remplacer la vieille bariolée, le test de la Demi-clé (plutôt un cinquième de clé d’ailleurs vu le raccourcissement du parcours) a montré que le 539 était probablement compétitif désormais avec les bateaux plus récents et les meilleurs Pogo. La Sélect 2013, 300 milles à parcourir en solo, premier vrai test grandeur nature de l’année.

Premières heures

Au briefing météo d’avant course, on annonce des vents faibles à modérés pour les trois jours à venir. Le départ est donné samedi à 13h sous un beau ciel bleu et quelques nuages blancs, par vent force 1-2 secteur NNE. Ian part plutôt bien, dans les 5 premiers des bateaux de série dès la bouée de dégagement. Puis, c’est le départ vers la bouée à virer au Plateau des Birvideaux. Avec le vent qui revient progressivement vers le nord-ouest, il faut choisir une bonne stratégie, en évitant les nombreux pièges posés par les îles de Houat, Hoëdic, Belle-Île, et la baie de Quiberon. Ian se débrouille remarquablement bien en choisissant les bons moments pour virer. Quatre virements de bord et neuf heures de course, Ian est le premier des bateaux de série à virer les Birvideaux.

Première nuit

La nuit est maintenant tombée, le froid doit commencer à saisir les doigts et les corps quand commence la longue traversée au portant vers les Sables d’Olonne avec un vent faible secteur nord. La flotte longe Belle-Île par le sud vers l’Île d’Yeu. Longtemps, Ian mène la flotte des séries. Bert Bossyns, bien dans le coup, a soudain des ennuis et se fait décrocher. Dans le groupe d’attaque, il y a les deux incontournables Suisses, Simon Koster et Justine Mettraux, il y a Clément Bouyssou et Aymeric Belloir, tous les quatre étaient déjà à la bagarre avec Ian pendant toute la course Les Sables – Les Açores – Les Sables de l’été 2012. Il y a aussi Renaud Mary qui n’avait pu faire la course, ayant démâté très vite pendant la 1ère étape. Et il y a un concurrent supplémentaire, manifestement très en forme, Arnaud Chaigne. Trois Nacira, quatre Pogo, sept skippers à la lutte.

Aux petites heures du matin, Arnaud prend les commandes en dépassant Ian en vitesse pure. Que se passe-t-il sur le mini Pas de Futur sans Numérique? Un problème technique avec une voile? Des algues prises sous la quille? On a l’impression que quelque chose ralentit le 539. On le saura sans doute plus tard, après l’arrivée. Néanmoins, sur cette descente vers les Sables, on observe Ian sur une trajectoire qui paraît plus sereine, moins heurtée, que pendant ses courses de l’an passé. Signe qu’il a dormi? Qu’il a gagné en maturité? Qu’il gère mieux son énergie? Un peu tout cela sans doute.

Vers 13h30, après plus de 24h de course, les premiers bateaux de série virent la bouée des Sables d’Olonne. Les sept premiers passent en 35 minutes avant de prendre la route du retour vers l’ouest. Le 8ème est à plus d’une heure du 7ème. Le trou est fait. Le vent est revenu secteur NNO et il va falloir tirer des bords pour remonter jusqu’à Groix. Sur le premier bord cap au 250-255, Ian est quelques minutes derrière Arnaud Chaigne, bien installé en tête de course. Il est talonné par Aymeric et Justine, ses complices favoris. Au près aussi, il semble maintenant aller un chouya moins vite que ses concurrents. Des algues? Bizarre en tout cas!

J2 – 18h Ian positionné le plus au vent, semble en avoir assez d’être dans le paquet des 7, quasi bord à bord avec Aymeric. Il est le premier à virer babord amure, cap au 356. Fini le temps où il avait peur de s’éloigner des autres concurrents! Maintenant, il est à l’initiative! A 18h30 « pas de futur sans numérique » reprend la tête de la course!

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