Retour sur le trophée Marie Agnès Perron, 13 juin

Posted by on juin 18, 2013 in Uncategorized | No Comments

51c01c8b45ef2

déception!

Le trophée Marie-Agnès Perron s’est déroulé en fin de semaine dernière. Il me laisse un goût amer, car pour l’inauguration de la superbe nouvelle déco du bateau, j’avais à cœur de réaliser une bien meilleure performance. Je finis à la 12ème place, ce qui reste honorable, mais en dessous des performances auxquelles je m’étais habitué. Un peu de fatigue au départ a sans doute pesé dans la balance, mais ce ne sont pas les seules raisons de cette relative contreperformance.

Les conditions au départ, dans la baie de Douarnenez étaient propices à une jolie bataille. Dans 15 kts de vent, il s’agissait de tirer des bords au près pour s’extirper de la baie et atteindre le Raz de Sein. Je prends un départ très moyen, mais heureusement la grande majorité de la flotte en fait autant, et c’est en milieu de peloton que je commence à remonter au vent.

Je choisis l’option sud de la baie, ce qui m’offre le plaisir de taquiner les falaises de cette magnifique côte sauvage. Le choix stratégique ne s’avère pas être à la hauteur du spectacle, et après 4 heures de louvoyage, j’accuse un retard de 3 Milles sur Damien Cloarec, qui grâce à l’option nord, prend la tête de la course. Damien ne lâchera plus cette première place de toute la régate, malgré une superbe bataille entre les cinq premiers, à laquelle je ne réussirai malheureusement jamais à participer.

Cependant, je réussis sous spi à grignoter du terrain pendant la nuit, et en contournant l’ile de Groix avec plus de décalage que les autres, je recolle à 0.3 Milles de Justine et Clément qui finiront sur le podium. Du près se présente à nouveau pour rejoindre la phare des Birvidaux (celui-ci on commence à le connaitre !), et je m’enferme à nouveau dans une mauvaise option qui me fait perdre une grosse demi-heure. Le coup est dur mais j’en ai vu d’autres et ne m’affole donc pas pour autant. Il reste une centaine de Milles à parcourir, et si cela va être difficile de revenir, je suis encore motivé pour donner le meilleur de moi-même et de mon petit bateau.

C’est un problème technique qui achèvera mes espoirs de finir la course la tête haute. Mon tout nouveau code 5 (le plus petit des trois spis) fait de la résistance. Et après une petite heure à essayer de le dompter, je me rends compte qu’il n’est pas du tout adapté aux conditions de vent qui sont sensées nous propulser à plus de 10 kts vers la Chaussée de Sein. Sans cesse, le spi se dégonfle alors que le bateau n’atteint pas la vitesse attendue. C’est une énorme déception, et je dois me résoudre à changer de voile et m’écarter ainsi de la route. Je n’ai que mes yeux pour pleurer, et pour regarder les petits copains filer sans plus m’attendre!

La fin de course va être longue… très longue. Irrémédiablement je médite sur ce problème de spi : partir avec un spi neuf sans jamais l’avoir essayé était une première erreur, surtout quand le dessin est nouveau ! Il va falloir résoudre ce problème au plus vite, car il est hors de question de partir sur la Mini Transat dans ces conditions.

L’idée d’abandonner la course m’effleure l’esprit, je dois bien l’avouer. Mais par respect pour les organisateurs et les concurrents d’une part, et surtout pour tous les partenaires du projet, je me dois de poursuivre, même si je n’ai plus l’impression d’être compétitif.

Comme prévu, le vent est monté d’un cran et la navigation en mer d’Iroise se fait sous la pluie et à grande vitesse. Je franchis la ligne d’arrivée vers minuit, une heure après les premiers… grosse déception.

Il s’agit pour moi et pour le projet de rebondir rapidement. Les problèmes de spis vont être résolus dans les semaines à venir. Je dois aussi être beaucoup plus reposé avant chaque départ de course, et retrouver l’énergie indispensable pour endure physiquement et mentalement les moments délicats que l’on rencontre systématiquement en course en solitaire. Cette énergie a toujours été un atout pour moi, il n’y a donc pas de raison que je ne la retrouve pas.

Le Mini-Fastnet qui partira dimanche prochain sera une belle occasion de se refaire. Le plateau des concurrents sera encore plus relevé.

Et pour finir, un grand bravo à Damien Cloarec qui remporte la course. Son début de saison avait été mouvementé car un plaisancier ayant endommagé son bateau, il n’avait pu participer aux premières courses. Voilà qu’il revient de la plus belle des manières… chapeau !

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.