Une première course très encourageante!

Posted by on avr 16, 2013 in Uncategorized | No Comments

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« Pas de futur sans numérique » sur la Demi-Clé 6.50
Cette édition de la Demi-Clé 6.50 n’aura été ni la plus longue ni la plus rude!

Le mauvais temps ayant obligé l’organisation à repousser le départ à Dimanche, nous avons finalement pris le départ dans des conditions très agréables: du soleil et une douzaine de noeuds de vent.

Avec Erwan, nous étions conscients que prendre un excellent départ était primordial. Car chaque mètre perdu serait dur à récupérer ensuite, sur un parcours très direct vers Pornichet.

Malheureusement, la ligne de départ était vraiment mal installée (franchement la plus mauvaise organisation de départ que j’aie vu depuis un an que je cours en Mini). Ce qui a entrainé, et c’était vraiment prévisible, une grosse bousculade du côté favorable de la ligne, et les collisions et casses qui s’en suivent.

Du coup, nous avons pris la sage décision, à 15s du top départ, de nous extraire de la cohue et d’assurer l’intégrité du bateau au prix d’une moins bonne position.

depart flotte

Ceci dit, la course ne commençant qu’à peine, nous avons très rapidement tourné la page, pour nous concentrer sur une remontée contre le vent jusqu’au phare des Birvidaux, situé entre l’île de Groix et Belle-île. Soit trois heures environ de « louvoyage » pour les 65 bateaux qui se croisent et se recroisent en essayant d’exploiter les petites rotations du vent qui, si elles sont exploitées en tirant les bons bords, permettent de faire la différence.

Sans exceller à ce jeu là, mais sans « tricoter à l’envers » non plus, et avec une bonne vitesse, nous arrivons dans les dix premiers au phare…

Cap alors vers l’arrivée. Si le vent nous permettait de viser Pornichet, les îles de Houat et Hoëdic nous empêchant de tracer une ligne droite, il a fallu faire un choix: soit passer dans la baie de quiberon en empruntant le passage de « la Teignouse », soit le passage étroit de « Beniguet » juste à l’Ouest de Houat, soit le passage « des soeurs » entre Houat et Hoëdic, ou enfin rester au sud des îles et contourner tous les obsatcles par la droite…

Il faut s’imaginer que pour prendre cette décision, beaucoup de paramètres rentrent en jeu: le courant dû aux marées, les distances à parcourir pour chaque option, le vent observé, le vent attendu (ou espéré!), le dévent possible des îles… On essaie alors de quantifier les différents scénarios. La tactique rentre en jeu également, à savoir jouer en fonction des concurrents, et peut être préférer rester avec eux pour limiter les risques. Je peux vous dire que ça chauffait dans les méninges. Et il ne s’agit pas de se déconcentrer ni à la barre ni aux réglages de voiles, car les distances entre les bateaux se comptaient alors en dizaines de mètres!

Une fois la décision prise du passage adopté (et ce fut pour nous le passage entre Houat et Hoëdic, qui se révéla d’ailleurs par la suite le bon choix!), il faut faire le choix de la voilure. Et il ne s’agit pas de se tromper! Car lors de la manoeuvre, c’est comme un arrêt au stand pour changer les pneus…. On perd énormément de terrain et il faut que la nouvelle voile portée permette au-moins de récupérer ce terrain si précieux!

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Encore une fois, nous n’avons pas été malheureux dans ces choix de voile, et avons doublé de quelques longueurs plusieurs bateaux, pour nous retrouver en troisième position pour la dernière ligne droite.

Les deux dernières heures ont été éprouvantes nerveusement! Mon concurrent et ami Clément Bouyssou était à l’attaque quelques mètres derrière nous, essayant de passer tantôt à droite tantôt à gauche. Un autre bateau un peu à notre vent essayait également de nous passer en vitesse pure. Et enfin Justine Mettraux dont la vitesse et les choix tactiques sont désormais une référence pour la flotte, n’en finissait plus de nous rattraper!

Tant bien que mal, nous nous sommes efforcés de contrôler ces 3 bateaux jusqu’à l’arrivée. Malheureusement, et ce juste à 5mn de la ligne d’arrivée, le bateau à notre vent a réussi à nous prendre quelques mètres et franchit la ligne quelques secondes avant nous!

De la deuxième place à la 10ème, seulement 8mn d’écart!

J’ai été tellement tendu par ces pêtits écarts que j’ai eu le lendemain des courbatures aux jambes aussi fortes que si j’avais couru un marathon (alors que j’étais assis 90% du temps!).

Bilan:nous finissons 4ème au classement provisoire avant jury. A cause du départ un peu brouillon, plusieurs réclamations sont en cours qui peuvent encore modifier le classement. Si des modifications doivent avoir lieu, ce sera normalement dans le bon sens pour nous!

Un grand merci à Erwan pour être venu naviguer avec moi. Ce fut un grand moment où le plaisir et l’efficacité ont pu être associés… c’est quand même chouette quand ça se passe comme ça!

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